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G.A.S. DRUMMERS : Decalogy CD

by G.A.S. DRUMMERS

10.00



Quand on évoque G.A.S. DRUMMERS, on s'engage dans une histoire qui suit un chemin symbolique, comme celui qui relie le cerveau à la colonne vertébrale, l'âge de 18 à 35 ans, ou un coin perdu de l'Andalousie au reste du monde.
En 1998, aucun de ces garçons n'aurait pensé en arriver jusque là. Certains diront que ça s'est fait rapidement, et d'autres, conscients des difficultés qu'ils ont pu rencontrer, se délectent de brûler les pages de ce calendrier qui a vu se transformer cette bande de gitans en l'un des groupes les plus prometteurs du rock européen.
GAS Drummers n'est jamais apparu comme un de ces groupes qui suivent un parcours stratégique, uniforme, une sonorité et un esthétisme prédéfinis. Chaque disque représente pour eux un tournant, non seulement parce qu'il s'inscrit dans le respect de leur musique mais aussi de leurs vies. Et si un leitmotiv se dégage de leur parcours, c'est bien celui de la mélodie et de l'énergie scénique.

Après “Standards Down” (BCore, 2006), voici donc “Decalogy” (Kicking Records, 2009). Ils ont déclaré que ça avait été l'un de leurs albums les plus difficiles pour beaucoup de raisons, car ils ont du passer par un processus de sélection des plus exigeants. Arrivés en studio avec 45 morceaux, ils en enregistreront 21 pour n'en retenir que 13 au final, qui composent l'album.
“Decalogy” est un voyage qui part de la Californie vers Mineapolis, pour nous enmener jusqu'à l'Australie et l'Ohio, en passant par Londres et New York. C'est une fusion avec la musique de la décénnie des 90's qui remonte jusqu'aux 60's, empruntant au passage à la power pop, au punk, à la folk et au Rock avec un R majuscule.
On retrouve l'énergie et les riffs dans “25th hour” “American bliss” ou “South”, la pop s'insinue dans “Teenage Wasteland”, “Helpless”, “Back among the dead” ou “Paper Tigers”, la folk reste présente dans “Where to go”, et “Family Day” apporte sa part de psychédélisme.
Le parnasse particulier des textes de GAS Drummers est également un cheminement interessant à travers la musique des soixante dernières années, une toile d'araignée dans laquelle se trouvent piégées des histoires de fuite, de frustration, de rédemption, les cris et les chuchottements de la génération qui a grandit avec Nevermind de Nirvana.
Au moment de retourner en studio, GAS Drummers a réalisé qu'il allait devoir faire confiance à celui qui leur avait toujours permis de se surpasser : Paco Loco.
L'album sera enregistré en live, sur bande, afin de retranscrire le meilleur atout du groupe : son énergie.
De plus, Paco a joué le rôle de cinquième membre du groupe à part entière en jouant guitare et clavier. Ils ont également fait appel à d'autres pointures comme Dave Smalley (Dag Nasty, All, Down By Law) qui chante sur “One
Word”, Muni Camón, qui prète sa voix sur “Black Wind”, ou Paul Lazar (Gotan
Project) qui a participé aux arrangements des cordes sur “Back Among the Dead”.
Nous sommes sans doute devant le travail le plus abouti de GAS Drummers à ce jour, et il est certain que le parcours de ce groupe n'a ni destin, ni calendrier prédéfinis. C'est pourquoi il nous faudra rester attentifs à ce qu'ils nous présentent au travers de leurs disques et de leurs concerts à venir. C'est une chance et un luxe pour la planète entière que de les avoir parmi nous.